Tu es victime d'homophobie ou de transphobie ?
Ta famille ne te comprend pas, tu es rejeté ?
Tu ne sais pas vers qui te tourner ?

Nos interventions en milieu scolaire : prévention de l'homophobie et de la transphobie

En mai 2010, l’association a obtenu la reconnaissance d’un agrément autorisant les interventions en milieu scolaire. Cet agrément ouvre la voie aux interventions dans les lycées du Languedoc-Roussillon. Elles ont été intensifiées et touchent désormais le Languedoc-Roussillon, l’Île-de-France et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

L’association est intervenue dans plusieurs établissements d’enseignement général ou professionnel, dont : 

  • Le lycée Antonin Artaud, à Marseille
  • Le lycée d'enseignement professionnel Léonard de Vinci, à Montpellier
  • Le lycée Champollion, à Montpellier
  • Le lycée Branly, à Créteil

Les discours, les préjugés et les stéréotypes des jeunes sur l’homophobie et leurs conséquences justifient ces interventions. Il s’agit avant tout de déconstruire des idées reçues, fortement ancrées chez la plupart des lycéens, et de les amener à réfléchir sur l’origine de ce comportement. Il convient également d’amener le lycéen à se positionner par une réflexion personnelle et d’envisager, le cas échéant, de se mettre à la place de son camarade brimé et insulté.

Les interventions réalisées en lycées sont toujours découpées en plusieurs parties.

La première partie permet à chacun d’inscrire sur un papier libre sa définition de l’homosexualité et de l’homophobie, ainsi que son propre ressenti. L’anonymat étant préservé, chaque élève peut s’exprimer sans craindre le jugement de l’autre. Puis, ces notes sont dépouillées, et les définitions des deux termes (homosexualité et homophobie) sont reprises avec le groupe. Ensuite, un « triptyque de l’homophobie » est constitué en expliquant l’origine des peurs liés à l’homophobie, leurs manifestations et enfin leurs conséquences.

La deuxième partie de l'interventioon prend la forme d'une série de cinq questions posées, permettant aux élèves de réfléchir à une posture, à leurs connaissances, et surtout à leurs propres a priori.

Enfin, la mise en situation finale permet à chacun de pouvoir s’identifier à des situations d’homophobie, au sein de l’entourage amical, familial et aussi en tant que futur parent.

En 2013, 1 162 élèves ont été sensibilisés (1 106 en 2012). Les résultats obtenus démontrent que dans les classes où l’association est intervenue (avec une quasi parité : 540 filles et 566 garçons) :
87 % des élèves ont estimé l’intervention utile
96 % des élèves ont trouvé l’intervention claire
29 % ont estimé que l’intervention n’avait pas duré assez longtemps
85 % des élèves ont estimé qu’il leur avait été facile d’intervenir
87 % se sont sentis à l’aise durant l’intervention
82% des élèves ont acquis des connaissances.

Enfin, aux questions oui / non :
3 % ne connaissaient pas la définition de « homosexualité »
7 % ne connaissaient pas la définition de « homophobie »
3 % affirment avoir été victimes d’une agression homophobe
18 % affirment avoir déjà été témoins d’une agression homophobe.

Les résultats ne varient que très peu d’une année à l’autre (0,5 % en moyenne). Cette constance est d’autant plus étonnante que la base chiffrée n’est absolument pas la même (1 106 en 2012). 
La prévalence de certains résultats perdure, notamment sur l’utilité et la clarté de l’intervention, tout comme sur l’acquisition des connaissances. Les résultats concernant les définitions d’homosexualité et d’homophobie nous poussent, encore et toujours, à intensifier notre présence dans le cadre scolaire.
Il est intéressant de souligner que les personnes de l’entourage avec lesquelles le sujet peut être abordé facilement ou très facilement sont à 79 % environ, des amis. Viennent ensuite les associations intervenantes (71 %), puis la mère (58 %) et les infirmières scolaires (54 %).
On peut aussi considérer l’impossibilité de discuter de la question avec d'autres, comme le père qui arrive en tête avec 44 % de difficultés ou d’impossibilité, suivi de près par les enseignants et/ou CPE à 43 %...

L’importance des interventions en milieu scolaire se démontre dans la capacité de nos intervenants à pouvoir engager le dialogue avec les jeunes, ce qui leur permet de s’exprimer librement, sans contrainte, dans le respect de leurs idées et de leurs croyances. La « neutralité » des associations intervenantes dans le parcours des élèves est tout aussi essentielle pour libérer la parole. Un travail est absolument nécessaire sur le lien entre personnel éducatif et élèves. Trop souvent, ce ne sont pas les interlocuteurs principalement choisit par les élèves. Une intervention préparée en amont avec l’équipe permet d’entretenir ce lien et de positionner ainsi le personnel éducatif comme relais et moyen de répondre aux questions éventuelles.

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